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BOOK

Sociologie des tendances

Je me suis ménagée, sur le premier bouquin de socio que j’ai choisi, genre… ne te décourage pas tout de suite, lis un truc sympa.

Un petit « Que sais-je » ? sur la sociologie des tendances, histoire de parler de choses familières que j’observe au quotidien, et de pouvoir prendre un peu de recul sur ces mécanismes.

Alors la première question, qu’on se pose… qu’est ce que véritablement une tendance ? Quelle différence avec la mode ? Comment viennent-elles ? Qui les crée ? A quoi servent-elles ? Le livre est consultable sur Amazon

Ce que j’en retiens:

Le sociologue des tendances = > tente d’apporter une « explication à l’évolution des goûts collectifs ».

Deux principales conceptions qui dominent la sociologie des tendances

1-IRRATIONNELLES: les individus sont manipulés par des forces qui les dépassent et les inciteraient à adhérer à certaines tendances. Se pose alors la question de l’ESSENCE même des tendances, dans le sillage de Roland Barthès et d’expliquer, en quoi, elles correspondent à l’air du temps.

2-RATIONNELLES: les tendances sont perçues comme la conséquence de décisions individuelles agrégées. Etudier les tendances consistent alors à comprendre les processus de diffusion au sein du corps social, (qui est verticale, selon Bourdieu). Les tendances se diffuseraient donc par imitation, les goûts des individus correspondant à leur capital et « habitus », les déterminismes sociaux conduiraient une même classe sociale, à partager des goûts communs.

= > Mouais… mais encore…  concernant la genèse des tendances ?

Si l’on s’intéresse à la société non pas en tant que donnée naturelle, mais en termes de processus d’association et d’intéraction entre les individus, la vision dualiste et anti-idéaliste développée par Georg Simmel cristallise la mode en deux tendances psychologiques opposées :

-       l’aspiration à l’imitation

-       la quête de distinction.

Tocqueville qui lui s’intéresse au gouvernement de l’opinion pense que l’individualisme démocratique est à l’origine des tendances. Elles sont alors la somme de décisions, de choix individuels agrégés, qui prennent forme car la similitude entraine la similitude.

Ah l’Homme, cet animal mimétique…

2 concepts inhérents à la création et l’adoption des tendances selon Gabriel Tarde : limitation – invention.

« La réalité sociale, c’est l’imitation sous toutes ces formes au sens actif et passif »

Il y a même une science, la « mémétique » qui s’inscrit dans la biologie … qui étudie les faits culturels dans une perspective inspirée par la théorie de l’évolution (Darwin ???)

2 types de « lois de limitation » développés par Tarde

- lois logiques = > entraînent des nouvelles idées face auxquelles le corps social se livre à une « méditation collective ». Avant de s’imposer, la NOUVEAUTE doit combattre les anciennes IDEES.

-       lois extralogiques = > quant à l’influence des lois extralogiques, elles sont poussées par des facteurs de renouvellement sous l’impulsion des élites (et du marketing ???).

Il reconnaît l’existence de «temps de mode » où la vitalité s’exerce sans retenue… A mon avis, vu la période trouble, la rapidité de contagion, et le côté zapping et surinformation de nos générations, je pense et observe qu’on est dans une société, qui est fan des tendances (vous ne l’êtes pas ?). Je pense que notre société est particulièrement touchée de ce qu’appelle Colin Campbell la « néomanie » : passion pour le « nouveau ». Si l’Homme moderne se caractérise par l’infinité de ses désirs et la recherche de leur satisfaction, il a crée ainsi la société des tendances, entrainée par celle de la consommation. Alors que dire avec la Postmodernité ?

Le mécanisme par lequel, une croyance se transforme en réalité s’appelle en sociologie « la prophétie auto-réalisatrice ».

Il y a plusieurs échelles de tendances, les tendances dites confidentielles – ou appelées tendances massives. Entre éphémère et celles qui traversent la temporalité et les époques, comment les distinguer et les prédire ?

Si on s’intéresse de plus près, à des tendances qui parlent (presque) à tout le monde, car installées ou médiatisées, la « tendance bobos, les métrosexuels…. sont apparus dans le vocabulaire des marketers car elles désignent des communautés humaines, ce que Michel Maffesoli, appelle des tribus, qui se distinguent par leurs modes de consommation. M. Maffesoli, visionnaire de la postmodernité; travaille sur la « question du lien social communautaire, de la prévalence de l’imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines, contribuant ainsi à l’approche du paradigme postmoderne. » (def. Wikipedia)

J’ai suivi plusieurs séminaires de M. Maffesoli qui exposait son concept de la « société mosaïques de communautés », qui s’expliquerait par un affaiblissement du lien social, profondément fragilisé. Je me souviens y avoir entendu que « l’homme moderne se caractérise par l’infinité de ses désirs »…

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Discussion

4 comments for “Sociologie des tendances”

  1. Les références Wikipédia: bonjour! Comment pouvez vous avoir la prétention de faire une thèse et aller chercher vos connaissances sur une encyclopédie que n’importe qui peut agrémenter?!

    Un conseil: pour écrire une thèse il faut déjà savoir écrire des phrases. Votre style est abject, votre syntaxe n’est pas digne d’une doctorante. On dirait une étudiante d’école de commerce. des idées mais aucune faculté pour les écrire correctement.

    Enfin, avez vous réellement suivi des études de sociologie? J’en doute fort, un certain bagage intellectuel semble vous manquer. Attention à ne pas confondre sociologie et sciences de l’information-communication, ou pire sociologie et journalisme.

    Posted by Nicolas | mai 7, 2010, 14 h 46 min
  2. Bonjour Nicolas, j’ai bien pris note de vos remarques et conseils… qui m’apparaissent un peu hors propos. Si vous prenez le temps de lire le contexte, le cadre et l’esprit de ce blog, ainsi que mes motivations dans sa rédaction. Il semblerait que vous soyez peu familiarisé avec ces nouveaux outils, (vu que vous avez posté le même commentaire sur plusieurs articles), ni véritablement adepte du collaboratif, à vous lire. J’apprécie les conseils constructifs lorsqu’ils viennent de personnes qui se présentent et participent par leurs contributions. Ou peut-on vous lire, que j’en prenne de la graine ?

    Posted by Lucile Merra | mai 7, 2010, 15 h 57 min
  3. Alors là, j’en reste bouche bée. Que certains universitaires aient du mal à accepter que des professionnels (oui ceux issus de l’entreprise et du pratico-pratique) se lancent dans une thèse, je peux le concevoir et certainement pas le comprendre. Après 5 cinq d’université, j’ai appris à réfléchir et à me référer aux grands de ce monde lorsqu’il le fallait. Maintenant mes connaissances de la vie active ont été freinées à plusieurs reprises par certains chercheurs justement qui trop plongés dans leurs bouquins avaient de la difficulté à distinguer ce qui pouvait nous être utile pour le futur ou non.
    Que dirait un sociologue expérimenté d’un tel commentaire.
    Tout le monde a le droit à la parole surtout lorsque les réflexions sont constructives. Critiquer pour critiquer n’a aucun sens.
    La seule chose clairvoyante que j’observe dans le discours de Nicolas serait de prêter attention à ne pas confondre la com et la sociologie. En tant que communicante et marketeuse de surcroît, je suis mal placée en la matière.
    Je remarque avant tout que tu construis au fur et à mesure ta réflexion et qu’une fois de plus je l’étroitesse d’esprit de certains chercheurs (si tenté qu’il en soit un) nuit à la beauté de leur métier.

    Posted by Elodie | mai 14, 2010, 8 h 08 min
  4. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère le petit Nicolas! je viens de lire ton texte, j’ai appris plein de choses. Sache que dans mon métier, on retiendra que les meilleurs pédagogues sont ceux capables de se faire comprendre par un novice. Quand je lis ce genre de commentaire, je comprends pourquoi j’ai arrêté la Fac! Mais bon, laissons les soit disant « élites » faire leur cuisine de leur côté. Ce genre de commentaire, impoli, et non constructif ne dois pas te couper dans ton élan. Laissons les asociaux étudier la société, et revenons à nos moutons. Je te donne du grain à moudre pour ton blog et ta thèse (si toutefois c’est pas trop hors sujet). La langue Française, tout comme notre société évolue. J’ai pu observer que les « tribus » que tu décris se rassemblent souvent par le langage dans la vie de tous les jours, mais aussi sur les forums. Quelles sont les différences entre discours oraux et discours écrits ? Le net 2.0 ne biaise-t-il pas de part son mode de communication, le sens même de la communication qui dois-je le rappeler au départ se fait avec le son (la voix) mais aussi avec les mimiques du visage. Un bébé est capable de communiquer ses émotions sans pour autant parler un langage structuré. L’animal s’adapte à son environnement, alors que l’homme adapte son environnement à son propre confort. Qu’en est il de la toile ? On en parle que de ça dorénavant. « T’as pas vu sur Facebook ? » toutes les discussions autour d’un verre entre amis y reviennent forcément, impossible de passer à côté. Cela signifierai-t-il que notre environnement numérique nous adapte à SON univers et pas l’inverse ? Voila, je sais pas ce que çça vaut mais en même temps ce qui est bien avec le Blog, c’est que des novices comme moi peuvent écrire ce qu’il veulent, quand ils le veulent,à qui ils veulent et ce, sans censure ou jugement de la part de soit-disant « doctorant confirmé ».

    Posted by Vincent | mai 16, 2010, 10 h 47 min

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